Mots de silence – Ombres de lumière : rencontres poétiques

Êtes-vous prêts à vivre une véritable expérience poétique unique à la croisée de l’art japonais des haïkus, haïshas, haïbuns… et de la poésie occidentale  ?

Qu’arriverait-il si on oubliait un bricoleur en haïkus et poèmes, dans une église à deux pas du plus grand jardin japonais d’Europe ?
Une expérience unique où le grain de la photo se mêle à celui des mots, où images et poésie orientale comme occidentale se répondent et se complètent.

À l’origine de ce projet, il y eut les haïkus  ; ces petits poèmes japonais de trois lignes auxquels j’ai rendu honneur dans mon recueil «  De tout et de rien  ».

En leur ajoutant une photo, cela donne des haïshas, comme vous en verrez dans ce livre. Et en imaginant prendre des haïkus et y ajouter de la prose, cela aurait donné des haïbuns… Mais en ajoutant à ces haïkus, photos et poésies simultanément, cela devient une expérimentation poétique où textes et éléments graphiques se répondent et s’imbriquent sans se marcher sur les pieds, entrant en résonance sans rabâcher. 

Comment parler de Sacré sans en dire un mot  ? Comment ne pas l’évoquer tout en gardant son image sous les yeux  ? À notre époque, ce n’est pas un mystère de dire que les Hommes se disputent les faveurs du spirituel, prenant les Dieux à partie sans relâche dans l’espace public, en considérant étrangement que leurs convictions intimes sont faites pour s’exposer au grand jour. Loin de cette tendance, j’ai souhaité redonner à la religion une présence apaisée, patrimoniale, pour qu’elle s’efface tout en restant une évidence. Je m’en suis servi d’ossature distante mais indispensable pour bâtir ce recueil, véritable expérience graphique et littéraire où photos comme poésies se répondent en échos complices, loin de tout esprit de blasphème et de prosélytisme.

Parce que je crois intimement en leurs silences bavards, je perçois toutes sortes de choses murmurées à travers la solitude de mille ans de pierre. Parce que mes rêves rejoignent ceux des papillons, je reste émerveillé par ce soleil apprivoisé à travers une mosaïque de fragile verre coloré. Tout simplement, parce que rien ne m’y oblige, je reste fasciné par la beauté des églises.


 Noël approche. Un joli livre en couleurs, au format carré de 22 cm, à offrir à toutes les âmes poètes. Je vous souhaite une excellente découverte  !

Disponible ici chez Amazon, ou sur commande chez votre libraire préféré, en lui précisant l’ISBN : 979-10-94994-25-2

Le bar aux haïkus

En parallèle de mon défi poétique un haïku par jour sur ma page d’auteur Facebook – où je vous offre un inédit sur toute l’année 2017 – je vous annonce solennellement que le bar aux haïkus est ouvert. Bonne dégustation, mais consommez avec modération !

Pour commencer, je viens d’entrer une cinquantaine de bouteilles dans la cave. D’autres viendront. En attendant, c’est ici. Bonne dégustation, et gare à l’ivresse !

detoutetderiencouverture4miniatureSi vous ne pouvez pas attendre, pour offrir ou pour savourer d’autres inédits, « De tout et de rien » vous attend.

En livre électronique chez :
Amazon (kindle),
Kobo ( ePub),
Fnac (ePub).

En livre classique, version papier, chez :
Amazon,
– Votre libraire (sur commande) en précisant l’ISBN :  979-10-94994-15-3.

Même si vous n’aimez pas ça, venez goûter un peu de poésie !

Auteur à découvrirLe temps passe, et voilà que depuis bien des semaines étoiles filantes, je n’avais évoqué mes coups de cœur littéraires. Beaucoup d’envie mais guère de temps, absorbé par mes propres projets. De longs mois rongés par ce désir. Pourtant il fallait que je vous parle de douceur, de poésie, d’Ingrid Suzie Kim et d’Annajo Janisz, de poètes et non pas de poétesses. Je trouve que la féminisation à outrance de l’orthographe engendre un clivage filigrané d’une certaine condescendance. Opposer poète à poétesse revient à faire la même distinction qu’avec chanson et chansonnette. J’y vois quelque chose de péjoratif qui n’a pas lieu d’être. Ce n’est que mon avis, et il vaut pour ce qu’il est… Bref, oubliez ça ! Mais avant, je vais mettre le deuxième pied dans le plat : la poésie aux rimes de mirliton qui parle de l’amour mièvrement est vraiment insupportable… Elle ne m’intéresse pas, et je reste poli. Celle qu’il faut disséquer laborieusement avant de pouvoir la savourer ; également. Le monde évolue pourtant dans toutes les directions, poursuivant sa course folle, et cet art devrait rester sagement en marge, enfermé dans sa cage de cristal formée de vers bien lisses ? Eh bien non, très peu pour moi !
 
Alors la poésie, vous la préférez qui chante les petites fleurs et les jolis oiseaux, ou qui lance aux quatre vents des grenades dégoupillées en guise de pétales de rose ? Si vous penchez davantage vers la deuxième catégorie, avec des images et des mots forts, de la fièvre, les brûlures du sel et des cigarettes sur une peau parsemée de plaies… suivez-moi  ! Ici les p’tits oiseaux on les aime bien, mais on recoud leurs blessures à coups de fil barbelé. Une poésie qui a conscience de la vie, de sa splendeur et de ses côtés rugueux à la fois, sans concession mais en beauté, une beauté intime et brute ; voilà ce que nous proposent ces deux auteures.
 
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Tout n’est donc pas propret et mièvre chez Ingrid Suzie Kim. Elle laisse cela à d’autres, et tant mieux pour nous ! Son recueil de «  Déambulations  », puisque c’est son nom, s’ouvre sur un pavé monolithique. Un poème, un conte, une histoire ? On ne sait pas trop, et peu importe. Sans doute les trois à la fois, et le ton est déjà donné  : sombre, puissant, jubilatoire. Au fil des pages le niveau est toujours excellent. «  Errances  » me fait penser à ces tirades de bruit et de fureur, à la lisière de la folie, propres à William Faulkner ; ou à ces phrases interminables mais savoureuses à se perdre de Blaise Cendrars, qu’il pouvait laisser courir sur plusieurs pages. Pêle-mêle, «  Bonheur  » ou «  R.M.  » offrent une délicatesse âpre, tandis que «  The bitter end  » comme beaucoup de poèmes d’Ingrid Suzie Kim, par l’alternance de leurs vers longs et courts – jusqu’à parfois être réduits à un seul mot – invitent le lecteur à perdre et à retrouver son souffle. Ce rythme bancal au texte syncopé est un parti pris audacieux – et réussi – où le sens pourra se trouver modifié au gré des moments d’asphyxie du lecteur ! Sans être habitué à cette forme d’écriture, on s’égarera parfois… mais délicieusement. À l’opposé, «  Démons  » très court sur ses deux lignes, est d’une totale gourmandise, et c’est peut-être mon appétit pour les haïkus qui refait surface ici.
 
Vers la fin du recueil, «  No Shame Theatre  » m’a dérouté. Ce – seul – poème écrit en anglais crée la surprise. Je me suis laissé aller à une compréhension globale, instinctive, sans chercher à entrer plus en profondeur ; et c’était peut-être tout simplement là le but de l’auteure.
 
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Pour vous parler d’amour, de sa part animale, disloquée ou cruelle, d’une manière plus douce, je vous invite ensuite à parcourir les «  Slamésies d’amour  » d’Annajo Janisz, une auteure dont je connaissais déjà d’autres facettes de plume. Peut-être rien que pour cela, le côté slam ne m’a pas effrayé, et tant mieux, car ici la langue est travaillée, sans les rimes horripilantes trop souvent présentes dans le genre  !
Contrairement à «  Déambulations  », nous entrons dans un monde plus policé, plus structuré, plus optimiste mais pareillement torturé, sans doute moins écartelé, mais nous sommes face à deux univers complémentaires, et celui-ci est ce qu’il faut comme palier de décompression, pour remonter des abîmes avec délice. Nous sommes loin de toute mièvrerie poétique de bas étage, mais l’auteure ne se trompe pas, et ne nous ment pas non plus avec ses slamésies, car la musicalité des mots, leur assemblage, forment autre chose que des poèmes. Les textes d’Annajo Janisz courent sur le papier comme des petites mélodies. Pour peu que l’on s’accorde la possibilité de les murmurer – essayez, vous y prendrez beaucoup de plaisir – ces vers courts prendront vos lèvres de vitesse, s’accéléreront dans un tourbillon jubilatoire, comme de petits marteaux-piqueurs montant à l’assaut de vos neurones. Un paradoxe de plaisir pour des textes d’amour souvent désabusé. Comme je suis sans doute un être bizarre, mais chaque poète doit au fond l’être, j’ai préféré en deuxième lecture parcourir ces slamésies à rebours, en y trouvant plus de lien, plus de résonance en moi  ; alors lisez-les comme il vous plaira, du moment que le plaisir justement, reste l’unique finalité  ! Le seul regret sera de ne pas avoir la possibilité d’une version papier, à moins que…
 
Pour finir, s’il y avait un poème faisant la jonction entre ces deux recueils, ces deux mondes, ce serait indiscutablement «  Moins  » d’Annajo Janisz, tant il semble prêt à se fondre dans l’esprit de ces deux talentueuses poètes.
 
En dernière remarque j’aurais aimé un peu plus de recours à la ponctuation, pour donner davantage de fluidité aux idées, mais c’est tout à fait personnel, une simple préférence ; et surtout ce n’est qu’un détail !
 
 
 
 
Si vous êtes curieux de ma poésie, je vous propose de la découvrir ici ou de lire cette chronique au sujet de mon premier recueil d’haïkus « De tout et de rien », et cet autre avis sur « Poésie des jours de pluie ».
 

Les jours de pluie dans les étoiles

Alors voilà, le temps est venu de faire un petit point. Après les avis reçus en début d’année sur le blog Mel’lecture, ma poésie commence à prendre son envol.

Un deuxième commentaire Amazon a été laissé pour « Poésie des jours de pluie » et « De tout et de rien » a aussi reçu le sien… Pas de jaloux !

Autant de magnifiques rencontres qui donnent du sens à mon écriture, et me font le plus grand bien. Merci !

 

Et comme une bonne nouvelle n’arrive pas seule, «  De tout et de rien  » est de retour dans le top 10 d’Amazon, en poésie. Me revoilà donc une nouvelle fois en compagnie de Prévert, Baudelaire, Verlaine et Rimbaud… Un beau voisinage, non  ?

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La lune d’automne sort des ténèbres… en poésie !

Si vous suivez mon travail d’auteur, vous connaissez sans doute toute l’importance et le soin que j’accorde à mon écriture, et vous savez également que je n’ai ni le temps ni l’envie de me changer en bête de marketing, et encore moins d’adhérer à toutes les magouilles qui vont avec. Pourtant, malgré ce manque flagrant de visibilité dans le monde littéraire, quelques avis commencent néanmoins à émerger du silence.

  • « Se souvenir de la lune d’automne » a reçu un sympathique avis sur le blog Mel’lectures. Mélanie a chroniqué positivement ce livre, même si un personnage (très) secondaire ne l’a pas enthousiasmée.  Son commentaire est ici.
  • Comme je savais ses réserves au sujet de la poésie, j’ai voulu lui faire une surprise en lui envoyant également un exemplaire de « Poésie des jours de pluie », car écrire c’est prendre position et être fier de ce que l’on fait, quitte à se mettre en danger ! Je pensais qu’un esprit ouvert pourrait être sensible à cette poésie fluide et moderne… qu’elle a également apprécié ! Son commentaire est là.

 

  • Pendant ce temps, ce recueil de poésie a aussi reçu un avis Amazon, cernant parfaitement la démarche abordée superficiellement en quatrième de couverture. Ce lecteur a porté une analyse incroyable de justesse sur mon travail, comme si nous en avions longuement discuté ensemble. Merci à lui, sincèrement ; les offrandes inattendues sont toujours les plus belles. Je prends cela comme une reconnaissance incroyable de la part de quelqu’un, qui à l’évidence sait de quoi il parle point de vue poésie. Vous pouvez consulter son avis que je reproduis partiellement ici :

 

Elégant recueil de poèmes de forme libre.
L’auteur a regroupé ses poèmes en deux familles  : vers rimés et vers libérés.
[…]
Un vent de liberté souffle dans ce recueil, un vent de rébellion pourrait-on même aller jusqu’à penser, si le ton général n’était pas si tranquille, presque nonchalant.
Patrick Moindrault ne marche pas au pas, il nous invite dans une sorte de danse un peu chaotique, au rythme changeant, sans figure imposée, se laissant bousculer, freiné ou poussé par les vents et les courants rencontrés, n’hésitant pas à changer de pied, à sautiller ou à cabrioler.
[…]
Le lecteur doit souvent tendre l’oreille — et une oreille fine — pour percevoir la musicalité de cette poésie qui choisit de s’épanouir dans la marge.
Les thèmes abordés sont élégiaques et la plupart du temps rehaussés par des pointes de dérision  : la fuite du temps, la vanité de la condition humaine, la pureté et le bonheur dégradés, l’amertume de l’amour, la solitude… Une vision lucide sur le sort et la valeur de chaque vie individuelle, mais aussi l’expression d’un vigoureux amour du monde, de la nature, des arbres, du ciel étoilé, presque un mysticisme, empreint de beaucoup d’ironie, qui conduit l’Homme à l’apaisement philosophique en trouvant son accomplissement dans le simple fait de n’être que poussière consciente de n’être que poussière.
Ce que j’aime dans cette poésie c’est qu’elle fait partager cela en toute simplicité, mine de rien, en blaguant, parfois par un clin d’œil complice indiquant, par une boutade, la manière la plus sûre d’esquiver le désespoir.
[…]
C’est cette irréductibilité de son expression qui lui donne toute sa singularité ; et dans les moments où elle culmine, des images surprenantes nous font vibrer dans un partage émotionnel révélateur d’une profonde sincérité.
[…]
Et bien d’autres images fortes qui restent vivantes dans votre esprit, comme des moments de satisfaction artistique et de plénitude miraculeusement partagés.

Alors laissez-vous tenter. Découvrez mes livres ICI.

 

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Mille-pattes sur la pointe de ses 2017 pieds, Il arrive.

Amis auteurs et lecteurs, amoureux de l’écrit,
à tous, je souhaite une merveilleuse année
faite de belles rencontres, d’âmes, de paysages.

Répondez aux voyages initiés par le papier, la chair,
au pays soyeux peuplé de visages, de rimes éclatantes
et de doux rêves portés par d’éthérées vapeurs blanches.

Ayez le cœur, prétendez à mille vœux lancés aux vents,
flocons audacieux comme autant de plumes conquérantes,
retombants exaucés en éclats de rire par belles poignées.

Lisez, découvrez, écrivez, et plus que tout : vivez !

Patrick Moindrault

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