L’Amérique viendrait-elle au secours de la France ?

La société littéraire américaine, PEN American Center, devrait décerner début mai, à New York, le « prix du courage » à Charlie Hebdo. Une initiative assez inattendue de la part du nombrilisme anglo-saxon habituel, et qui mérite donc d’être souligné… Seulement voilà, six têtes pensantes, membres éminents de cette association, se sont aussitôt indignées pour dire que non, non et non, ils n’assisteront pas à la cérémonie de gala du cinq mai prochain, refusant de célébrer « l’arrogance culturelle française » ainsi que son esprit laïc dictatorial ! Comme le courage est aussi dans la prairie, une vingtaine d’autres brebis galeuses se sont par la suite jointes à cette mascarade.

Voir ICI et LA.

Très bien, de toute façon, nous autres petits Français apparemment obtus et égocentriques, nous fichons pas mal de ces esprits frileux et mesquins… Mais tout de même, peut-on vraiment parler d’un complexe de supériorité à la française, quand tant de nos auteurs émergents prennent un pseudonyme à consonance anglo-saxonne pour arriver à vendre leurs œuvres ? Notre cinéma fait-il vraiment de l’ombre à Hollywood ? La francophonie connaît-elle une fulgurante expansion ? La suprématie culturelle supposée, et arrogante, de la France semble bien loin !

Mais je me pose quand même une question : Messieurs les Américains, est-ce qu’une nation qui fait trente mille morts par an à cause de ses armes à feux, qui laisse des néonazis de toute obédience batifoler tranquillement, et dont la police ainsi qu’une partie non négligeable de la population est endémiquement raciste, une telle nation est-elle vraiment la mieux placée pour nous donner des leçons de vivre ensemble et de tolérance ? J’ai subitement comme un doute… Vous voyez, c’est tellement facile d’avoir des avis à l’emporte-pièce !

L’édition papier sauvée par l’Espresso Book Machine ?

Tel un serpent de mer, l’Espresso Book Machine est une fois de plus de retour. Vue notamment au dernier Salon du Livre de Paris, cette machine d’un prix certain et qui ressemble à un énorme photocopieur, imprime à la demande un livre papier en quelques minutes, couverture digne de ce nom, comprise. Son ambition est de permettre la rematérialisation du livre, à l’heure où, actuellement seul un pour cent des lecteurs de livres numériques déclare avoir arrêté définitivement de lire des livres papier…

Tout internet en parle, voir l’article du Monde  et celui  de la Voix du Nord.

Mais est-ce une bonne idée, ou juste le dernier archaïsme d’une industrie qui n’en finit pas de mourir ? C’est un fait, l’éditeur comme le lecteur sont aussi frileux l’un que l’autre pour ce qui est d’oser découvrir de nouveaux auteurs, et tous deux se plaignent d’un monde de l’édition moribond, sans apparemment en voir la cause, cherchez l’erreur !

Les Nostradamus et Cassandre de tous poils nous assurent que le papier est mort, et tant mieux… Il faut vivre avec son temps, vive le modernisme ! Mais quel monde s’ouvrira à nous quand tout sera devenu virtuel, quand l’ensemble du savoir humain sera réduit à l’impermanence d’informations seulement présentes sur quelques serveurs informatiques, livré à la merci de toutes sortes d’aléas techniques. Imaginez des civilisations nous ayant légué que de vieux ordinateurs inopérants et obsolètes. Que saurions-nous de nos ancêtres ? Rien. Une civilisation purement virtuelle n’est-elle pas une civilisation stérile, amnésique de son passé, et incertaine de son avenir ? En résumé n’est-elle pas, par nature, vouée à l’oubli ?

Triste perspective. Le Papier est fragile, mais au moins il est bien réel  !

Découvrez le Chemin des Écritures de Lurs

Pour les amateurs de vélo longue distance, dont je fais partie, le week-end de Pâques est synonyme de Flèche Vélocio. Chaque équipe, en traçant le parcours de son choix, doit rejoindre après vingt-quatre heures de pédalage, aussi bien diurne que nocturne, le lieu de la concentration de Pâques en Provence, choisi par la fédération de cyclotourisme et différent à chaque fois.

C’est bien beau, mais quel rapport avec l’écriture me direz-vous ?

Cette année comme souvent, était retenu un magnifique petit village digne de la Provence éternelle si chère à Pagnol : Lurs. Le lieu a été le théâtre de la bien triste affaire Dominici, dont la municipalité ne se vante naturellement pas ; il ne faudrait pas faire fuir le touriste, ni attirer des pervers de toutes sortes ! L’intérêt est ailleurs. À l’entrée du village, après une bien belle montée, on se trouve face aux quarante-deux stèles de la « Naissance et Évolution des Écritures », élément central du Chemin des Écritures installé en 2010, et qui sème ses indices dans tout le village.

Pour en savoir plus : les détails ici, et le guide de la visite là.

LursEvolutionEcriture

Bien entendu, impossible d’en faire l’impasse ! Venu en tant que cycliste, l’auteur y a aussi trouvé son compte… curieuse et inattendue complémentarité. Et dire qu’il y a des années que je n’avais pas participé à une Flèche Vélocio ! Alors le hasard existe-t-il vraiment, ou ne serait-il rien d’autre qu’une affaire de rendez-vous remis à plus tard, dont la date le lieu et le sujet ont fini par être oubliés dans la confusion du quotidien et le tourbillon des jours ?

Je vous laisse le soin d’y répondre…

La semaine de la langue française ?

Nous sommes de plain-pied (et non pas de plein pied) dans « la semaine de la langue française ». Tant mieux, mais quand même… Quelle curieuse idée, qui sous-entendrait que le restant de l’année nous parlions autre chose… La semaine de la francophonie me paraissait moins ambiguë, mais la France étant ce qu’elle est, pourquoi faire simple ? Cette initiative s’est donc retrouvée affublée sobrement de « la semaine de la langue française et de la francophonie » ! Avec un peu d’imaginations nous avons peut-être échappé à « la semaine de la langue française, de la francophonie et de ceux qui s’y intéressent »… Un peu de patience, nous verrons bien la prochaine fois !

Et si les médias français étaient les pires ennemis de la langue française ? Passons sur tous les anglicismes employés à tour de bras par paresse intellectuelle, mais à l’inverse passons aussi sur toutes ces sortes de francisations ridicules que personne n’emploie, heureusement d’ailleurs ! Le français régresse, phagocyté irrémédiablement par l’anglais, mais d’un autre côté comment pourrait-il en être autrement, quand on préfère abandonner la douceur d’un dièse au profit d’un rugueux hashtag, bien plus laid à prononcer. Le premier se chante, le deuxième se crache, le choix devrait être vite fait… Et pourtant !

Pas moyen de voir ou d’entendre un journaliste sans qu’un « c’est quoi » n’arrive pour introduire une question. Pour faire ce métier, il ne faut donc plus savoir construire une simple phrase interrogative, où un « qu’est-ce que » n’est pourtant si compliqué à formuler, mais tellement plus doux à l’oreille, que de reprendre une phrase affirmative ne se voulant interrogative que par le ton employé. Ce genre d’horreurs s’est répandu dans tous les médias, plus moyen d’y échapper, même dans la plupart des films. Si ce genre d’acculturation rampante vient du haut, comment voulez-vous que les cours d’écoles ne s’en emparent pas ? À quand le « tu sais c’est quoi… » au journal de 20h ? Patience, ça vient !

Pour finir sur une note positive :

Dis-moi quel genre de français tu parles, je te dirai qui tu es… Un petit test pour le savoir, ou pour vous le confirmer :

https://www.facebook.com/dismoidixmots/timeline?ref=page_internal# !/dismoidixmots/app_436938556418755

Pour ceux que les anglicismes rebutent, juste retour des choses, voici quelques mots et expressions que l’anglais nous emprunte, sans états d’âme, lui !

http://www.ouest-france.fr/semaine-de-la-francophonie-ces-mots-francais-utilises-en-anglais-3260101

Un logiciel correcteur ?

Même en lisant et en relisant, même en faisant lire et en faisant relire, il restera toujours immanquablement toutes sortes de fautes dans vos textes, de la simple coquille à l’accord erroné, en passant par l’homonyme grossier passé inaperçu.

Un bon logiciel correcteur est donc absolument indispensable. Vous vous dites peut-être que c’est inutile, que vous avez bien fait attention, que c’est de l’argent jeté par la fenêtre, que votre grand-mère est agrégée de grammaire, tant mieux pour vous, mais moi je suis vraiment étonné des petites comme des grandes bourdes que j’ai pu laisser passer, croyez-moi !

Si vous voulez être crédible, si vous voulez vraiment produire des écrits un minimum professionnel, et non des horreurs bâclées comme on peut encore en trouver trop, hélas, dans l’auto-édition, investissez un peu… Et vous verrez la différence !

J’ai testé Le Robert Correcteur, bien sûr il ne remplacera pas votre cerveau, mais ses suggestions permettent de s’interroger, à défaut d’être à 100 % pertinentes. Mais comment pourrait l’être une machine face à toute la diversité et la subjectivité de l’écrit humain ? Expert pour vous alerter sur un point de grammaire litigieux, immanquable pour détecter les erreurs de l’usage courant, assez pinailleur pour percevoir une virgule manquante ou un pléonasme (même laissé volontairement), son seul côté agaçant est de vous alerter sur une apposition (mais on peut le paramétrer) et encore plus de ne pas faire le distinguo entre le « vous » collectif et le « vous » de politesse, mais comment pourrait-il le faire ?

Vous pouvez l’essayer gratuitement 30 jours ici : http://www.lerobert.com/correcteur/index.php

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