Le bar aux haïkus

En parallèle de mon défi poétique un haïku par jour sur ma page d’auteur Facebook – où je vous offre un inédit sur toute l’année 2017 – je vous annonce solennellement que le bar aux haïkus est ouvert. Bonne dégustation, mais consommez avec modération !

Pour commencer, je viens d’entrer une cinquantaine de bouteilles dans la cave. D’autres viendront. En attendant, c’est ici. Bonne dégustation, et gare à l’ivresse !

detoutetderiencouverture4miniatureSi vous ne pouvez pas attendre, pour offrir ou pour savourer d’autres inédits, « De tout et de rien » vous attend.

En livre électronique chez :
Amazon (kindle),
Kobo ( ePub),
Fnac (ePub).

En livre classique, version papier, chez :
Amazon,
– Votre libraire (sur commande) en précisant l’ISBN :  979-10-94994-15-3.

Embarquez-vous sur le Transastral ZX08 !

Auteur à découvrirJusque-là, je n’avais pas encore lu de Frédéric Soulier, malgré l’étendue de son œuvre. Je ne connaissais de cet auteur que ses coups de gueule savoureux, mais pas forcément du meilleur goût – quoi que – sur Facebook. Une œuvre qu’il peut d’ailleurs vendre à la découpe en e-books à 99 centimes… avant de les regrouper en recueils, électroniques ou papier. Il y a aussi de vrais romans, bref, il faut éventuellement fouiller pour trouver quelque chose correspondant à son propre goût de lecteur, mais il y en aura forcément, croyez-moi. Et puis une couverture et son titre, ont attiré mon attention : « Le transastral ZX08 ».

Au départ, je pensais être à côté de la plaque, mais ce titre simple un brin énigmatique a-t-il été choisi au hasard ? Vu le sérieux que l’auteur met dans son travail, il y a de quoi en douter. ZX08 (surtout écrit avec le zéro barré comme aux temps préhistoriques de l’informatique) sonne pour moi comme un étrange hommage au Sinclair ZX80, un des premiers micro-ordinateurs abordables (surtout en le montant soi-même à coups de fer à souder) où pour en tirer le maximum, il fallait emmancher « au cul » pas mal de cartes d’extensions devenant vite branlantes, et finissant par faire cramer le tout, au moindre mouvement de ce puzzle électronique. Ce qui me ramène à de bons souvenirs d’ado, et a fait resurgir instinctivement toute cette science-fiction vintage de la série de Fleuve Noir avec les fusées sur la tranche (et plus tard, la couverture blanche avec le liseré bleu/noir) que je lisais à l’époque, et qui prennent maintenant une place folle dans ma bibliothèque. Les vieux me comprendront.

Après cette introduction pour fixer le contexte, entrons dans le vif du sujet. On saute tout de suite dans l’histoire comme on le ferait d’un plongeoir, et très vite on se frotte à l’humour fin, subtil et parfois décapant qui caractérise l’auteur. Avec la quatrième de couv’ on sait très bien – à la chute près – ce qui va se passer, mais ce n’est pas grave, le plaisir est là, sous les yeux, sans aller se masturber ailleurs. Un conte qui pourrait paraître gentillet, mais non (ou pas que) ; une lecture agréable, fluide mais pas niaise, aux détails documentés et crédibles (à un près, mais je ne vous dirai pas où, même sous la torture, et on s’en fout). Le tout servi – chose rare par les temps qui courent – par une écriture qui a du vocabulaire, et sans chercher à nous écraser de suffisance (comme pourraient le penser les incultes) ! Bref une petite friandise qui se lit très vite, le sourire aux lèvres. Une sorte de « feeling good » mais en plus raffiné.

Alors finalement, le titre est-il un hasard ? Mon interprétation est-elle merdique ? En fait non, et vous en aurez des subtiles confirmations à travers les petites touches bricolo-vintage de cette excellente petite nouvelle. En tout cas, je me suis revu une trentaine d’années en arrière un bon vieux Richard Bessière à la main, pour l’ambiance, l’humour subtil, mais avec un p’tit plus, la patte de Frédéric Soulier ; alors lisez-le… ou laissez-vous embarquer dans une autre histoire de cet auteur prolifique, parce que franchement, il y a le choix !

Découvrez mes Univers transverses en promotion dès maintenant

Les vacances sont finies  ? Il faut reprendre le travail, la tête pleine de soleil mais le moral en berne…

Rassurez-vous, avec 99 centimes en poche vous allez avoir la chance de découvrir 9 histoires surprenantes que vous ne lirez nulle part ailleurs.

Pour vous aider à voir la rentrée du bon côté, je vous propose donc mes (Chroniques des) Univers transverses au prix promotionnel de 99 centimes en livre électronique, rien que pour vous, mais ça ne va pas durer  !

 

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Venez découvrir mes Univers transverses

Amoureux de la lecture, que diriez-vous de découvrir neuf histoires inédites au format court – qui vous surprendront agréablement par leur originalité – pour ne pas bronzer idiot sur le sable ?

Et si percevoir les choses autrement n’était pas le privilège des fous et des artistes ? Peut-être qu’un autre monde se tiendrait là sous nos yeux, ici et maintenant, directement accessible à qui veut le voir.

Et si l’intelligence pouvait revêtir des formes insoupçonnées ? Alors peut-être que les cailloux penseraient à l’Homme aussi clairement que les hommes pensent aux cailloux.

Et si au travers de nos songes, nous étions mieux éveillés qu’en plein jour ?

Et si…

Et si des vérités secrètes se dissimulaient derrière nos certitudes ?
Et si simplement, la réalité était multiple ?

Pour le savoir, venez découvrir la magie intrigante de ces univers transverses, et laissez-vous surprendre par ces chroniques oscillant entre étrangeté, folie, angoisse et poésie.

Une lecture rafraîchissante et inattendue, qui pourrait bien vous donner quelques frissons – de plaisir – cet été !

En vente dès maintenant en livre électronique, en version papier, et sur commande chez votre libraire en précisant l’ISBN : 979-10-94994-20-7.

Neuf nouvelles à dévorer, avec le même plaisir qu’elles ont dévoré leur auteur  !

Parce qu’il y a trop peu de chats à la fenêtre…

Auteur à découvrirParfois l’écriture arrive à me dévorer au-delà de la vingt-cinquième heure, moment où je retrouve le noir de la nuit au fond d’une tasse de café plutôt que dans un bon lit. Le temps est un précieux trésor, et pour cette raison mes coups de cœur ici se font rares. Loli Artésia est venue à moi par sa gentillesse à bien vouloir chroniquer mon premier recueil d’haïkus : De tout et de rien. À cette occasion, cette jeune auteure m’avait intrigué avec Trop peu – son premier roman – par son thème et son potentiel littéraire, au sens noble du terme. Par manque de temps donc, j’ai remis sans cesse à plus tard ma curiosité, comme les vagues vont et viennent au rivage ; mais l’imminence de la sortie de Un chat à la fenêtre a fait ressurgir l’urgence de cette lecture… Voilà donc qui est fait !

Attention, il n’y a pas de retour d’ascenseur. Je rédige cette chronique en toute indépendance, et même si Loli ne sait pas que je l’écris,  je la remercie d’être à ce jour une des rares personnes de la blogosphère à s’intéresser à mon œuvre. Et au vu de son talent, je suis fier de cette rencontre virtuelle.

Mais commençons par le commencement. Les bouquins de toutes sortes, je ne les aime qu’en papier, car s’ils sont bons, ils méritent d’être conservés plutôt qu’oubliés ; en tant que compagnons silencieux et bienveillants. Alors voilà, trop peu, c’est exactement l’impression que j’ai ressenti en ayant ce livre entre les mains ; et pourtant l’auteure ne nous ment pas, parce que c’est écrit en couverture : roman court. En tournant les premières pages, l’avant-propos agit déjà comme une gourmandise. Loli Artésia nous conte, parce que quelque part c’en est un de conte – ou tant l’écriture est délicate, presque un poème – la vivisection du sentiment amoureux, son errance et surtout ses déchirements, avec une rare et infinie délicatesse. On pourrait penser le thème glauque ou au moins tristounet, mais non ; ici on parle véritablement d’amour, de nostalgie et de mélancolie aussi, dessinant par petites touches des tableaux d’une beauté simple, digne de la peinture florentine.

Détail important : l’auteure ose les points-virgules, là où tant d’autres négligent cette ponctuation. Merci à elle d’éviter les phrases mitraillettes tellement à la mode ! Ici, pas de doute, nous avons à faire à de la vraie littérature, pas à un beignet de marketing recouvert de poudre aux yeux dégoulinante. À n’en pas douter, Loli Artésia est une jeune femme de lettres qui mérite d’être mieux reconnue en tant que figure du paysage littéraire français. C’est en tout cas tout le mal que je lui souhaite ! Comme certains acteurs de théâtre pourraient nous tenir en haleine rien qu’en nous récitant le dictionnaire, la note de fin de Trop peu clos le livre en beauté, ne la négligez pas, un travail d’auteur exigeant y transparaît. On y trouve : « Ce roman n’a pas ambition à devenir un chef-d’œuvre de la littérature française. Pas même un succès »… Et pourtant, il pourrait.

Alors, trop peu ? Oui et non ! Oui, indéniablement, car avec une telle qualité d’écriture on en redemanderait bien tout de suite ; et non parce que le livre fait exactement la bonne longueur, il n’y a rien à y rajouter. Néanmoins, si vous en redemandez – et il y a toutes les raisons de vous laisser tenter – il vous reste l’énigmatique chat à la fenêtre de la même auteure… Qui ne devrait pas démentir son talent !

Pour suivre toutes les informations de la sortie du chat à la fenêtre sur Facebook, ou simplement jeter un coup d’œil sur son blog, c’est ici.

 

Même si vous n’aimez pas ça, venez goûter un peu de poésie !

Auteur à découvrirLe temps passe, et voilà que depuis bien des semaines étoiles filantes, je n’avais évoqué mes coups de cœur littéraires. Beaucoup d’envie mais guère de temps, absorbé par mes propres projets. De longs mois rongés par ce désir. Pourtant il fallait que je vous parle de douceur, de poésie, d’Ingrid Suzie Kim et d’Annajo Janisz, de poètes et non pas de poétesses. Je trouve que la féminisation à outrance de l’orthographe engendre un clivage filigrané d’une certaine condescendance. Opposer poète à poétesse revient à faire la même distinction qu’avec chanson et chansonnette. J’y vois quelque chose de péjoratif qui n’a pas lieu d’être. Ce n’est que mon avis, et il vaut pour ce qu’il est… Bref, oubliez ça ! Mais avant, je vais mettre le deuxième pied dans le plat : la poésie aux rimes de mirliton qui parle de l’amour mièvrement est vraiment insupportable… Elle ne m’intéresse pas, et je reste poli. Celle qu’il faut disséquer laborieusement avant de pouvoir la savourer ; également. Le monde évolue pourtant dans toutes les directions, poursuivant sa course folle, et cet art devrait rester sagement en marge, enfermé dans sa cage de cristal formée de vers bien lisses ? Eh bien non, très peu pour moi !
 
Alors la poésie, vous la préférez qui chante les petites fleurs et les jolis oiseaux, ou qui lance aux quatre vents des grenades dégoupillées en guise de pétales de rose ? Si vous penchez davantage vers la deuxième catégorie, avec des images et des mots forts, de la fièvre, les brûlures du sel et des cigarettes sur une peau parsemée de plaies… suivez-moi  ! Ici les p’tits oiseaux on les aime bien, mais on recoud leurs blessures à coups de fil barbelé. Une poésie qui a conscience de la vie, de sa splendeur et de ses côtés rugueux à la fois, sans concession mais en beauté, une beauté intime et brute ; voilà ce que nous proposent ces deux auteures.
 
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Tout n’est donc pas propret et mièvre chez Ingrid Suzie Kim. Elle laisse cela à d’autres, et tant mieux pour nous ! Son recueil de «  Déambulations  », puisque c’est son nom, s’ouvre sur un pavé monolithique. Un poème, un conte, une histoire ? On ne sait pas trop, et peu importe. Sans doute les trois à la fois, et le ton est déjà donné  : sombre, puissant, jubilatoire. Au fil des pages le niveau est toujours excellent. «  Errances  » me fait penser à ces tirades de bruit et de fureur, à la lisière de la folie, propres à William Faulkner ; ou à ces phrases interminables mais savoureuses à se perdre de Blaise Cendrars, qu’il pouvait laisser courir sur plusieurs pages. Pêle-mêle, «  Bonheur  » ou «  R.M.  » offrent une délicatesse âpre, tandis que «  The bitter end  » comme beaucoup de poèmes d’Ingrid Suzie Kim, par l’alternance de leurs vers longs et courts – jusqu’à parfois être réduits à un seul mot – invitent le lecteur à perdre et à retrouver son souffle. Ce rythme bancal au texte syncopé est un parti pris audacieux – et réussi – où le sens pourra se trouver modifié au gré des moments d’asphyxie du lecteur ! Sans être habitué à cette forme d’écriture, on s’égarera parfois… mais délicieusement. À l’opposé, «  Démons  » très court sur ses deux lignes, est d’une totale gourmandise, et c’est peut-être mon appétit pour les haïkus qui refait surface ici.
 
Vers la fin du recueil, «  No Shame Theatre  » m’a dérouté. Ce – seul – poème écrit en anglais crée la surprise. Je me suis laissé aller à une compréhension globale, instinctive, sans chercher à entrer plus en profondeur ; et c’était peut-être tout simplement là le but de l’auteure.
 
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Pour vous parler d’amour, de sa part animale, disloquée ou cruelle, d’une manière plus douce, je vous invite ensuite à parcourir les «  Slamésies d’amour  » d’Annajo Janisz, une auteure dont je connaissais déjà d’autres facettes de plume. Peut-être rien que pour cela, le côté slam ne m’a pas effrayé, et tant mieux, car ici la langue est travaillée, sans les rimes horripilantes trop souvent présentes dans le genre  !
Contrairement à «  Déambulations  », nous entrons dans un monde plus policé, plus structuré, plus optimiste mais pareillement torturé, sans doute moins écartelé, mais nous sommes face à deux univers complémentaires, et celui-ci est ce qu’il faut comme palier de décompression, pour remonter des abîmes avec délice. Nous sommes loin de toute mièvrerie poétique de bas étage, mais l’auteure ne se trompe pas, et ne nous ment pas non plus avec ses slamésies, car la musicalité des mots, leur assemblage, forment autre chose que des poèmes. Les textes d’Annajo Janisz courent sur le papier comme des petites mélodies. Pour peu que l’on s’accorde la possibilité de les murmurer – essayez, vous y prendrez beaucoup de plaisir – ces vers courts prendront vos lèvres de vitesse, s’accéléreront dans un tourbillon jubilatoire, comme de petits marteaux-piqueurs montant à l’assaut de vos neurones. Un paradoxe de plaisir pour des textes d’amour souvent désabusé. Comme je suis sans doute un être bizarre, mais chaque poète doit au fond l’être, j’ai préféré en deuxième lecture parcourir ces slamésies à rebours, en y trouvant plus de lien, plus de résonance en moi  ; alors lisez-les comme il vous plaira, du moment que le plaisir justement, reste l’unique finalité  ! Le seul regret sera de ne pas avoir la possibilité d’une version papier, à moins que…
 
Pour finir, s’il y avait un poème faisant la jonction entre ces deux recueils, ces deux mondes, ce serait indiscutablement «  Moins  » d’Annajo Janisz, tant il semble prêt à se fondre dans l’esprit de ces deux talentueuses poètes.
 
En dernière remarque j’aurais aimé un peu plus de recours à la ponctuation, pour donner davantage de fluidité aux idées, mais c’est tout à fait personnel, une simple préférence ; et surtout ce n’est qu’un détail !
 
 
 
 
Si vous êtes curieux de ma poésie, je vous propose de la découvrir ici ou de lire cette chronique au sujet de mon premier recueil d’haïkus « De tout et de rien », et cet autre avis sur « Poésie des jours de pluie ».
 

Mais qui est donc Patrick Moindrault ?

Dans les mille vies d’un modeste auteur, il y a souvent mille choses à faire en même temps… Et le temps justement, est un luxe qui vient tellement souvent à manquer.

Le calme apparent de ce blog est le reflet, paradoxal, de l’ébullition qui peut régner dans la cervelle qui vous écrit ces mots.

Alors en attendant, je vous propose une petite récréation, avec cette sympathique interview que Loli Artésia m’a gentiment accordé après sa chronique sur mes haïkus «  De tout et de rien  ».

Un blog littéraire – entre autres – où je vous invite à faire un petit tour, et plus si le cœur vous en dit…